Toulon, le 01 02 2010,
Le jeudi 28 janvier 2010, Nicolas SARKOZY a présidé à l‘Elysée la « conférence sur le déficit », entouré de ses conseillers, du premier ministre et des ministres de l’économie, du budget, du travail, de la santé et de l’intérieur. De plus étaient présents les présidents des deux chambres, les présidents des organismes sociaux, etc.
Le président de la république veut aboutir à un diagnostic sur la situation de nos finances publiques qui devront être partagées par les responsables de l’état, des collectivités territoriales et au delà par tous les Français.
Il a demandé qu’on lui présente un rapport (5 groupes de travail : dépenses publiques, assurance maladie, dette publique, dépenses locales, pilotage assurance maladie pour préparer de vraies décisions (Austérité comme objectif ) en avril 2010, soit un mois après les régionales.
Le chef de l’état ne fait pas mystère de ses intentions pour rétablir les équilibres des comptes publics et stabiliser la dette et il n’a qu’une solution à proposer : « Celle qui consiste à réduire drastiquement les dépenses publiques. »
Il décrète d’emblée que toute réflexion fiscale (recettes supplémentaires) n’est pas à l’ordre du jour.
Rien ne sera épargné et il annonce : « Qu’il faut agir sur chacune des composantes de la dépense publique. »
C’est dans ce cadre qu’il place le débat sur les retraites en confirmant de plus un retour à l’équilibre des hôpitaux et annonce qu’il maintiendra la rigueur du budget 2010 de l’assurance maladie.
Dans le même esprit le président de la république veut aussi s’attaquer aux dépenses des collectivités territoriales qu’il accuse d’avoir augmenté leurs dépenses.
C’est un comble : c’est par son gouvernement et sa politique présidentielle caractérisé par un désengagement financier important qui étranglent et qui imposent aux collectivités territoriales d’avoir à augmenter leurs recettes face aux besoins laissé à l’abandon par l’état.
A la recherche de plus de 50 milliards d’euros le président de la république veut aggraver la situation sociale et cogne sur les stabilisateurs sociaux (service public, sécurité sociale, hôpitaux, retraites, collectivités territoriales, etc.) pour être dans les clous de Bruxelles.
Mais pour un simple rappel, ce même président de la république a mené depuis son élection une politique fiscale qui a consisté à vider les caisses de l’état tout en rendant encore plus injuste la fiscalité du pays.
Il a mis en place des mesures extrêmement coûteuses comme : Détaxation des heures supplémentaires, bouclier fiscal pour les riches, réduction sans effet de la TVA pour les restaurateurs, etc.
A elles seules ces mesures représentent près de 6,1 milliards d’euro de manque à gagner à l’état en 2010 et selon « Libération » l’ensemble des exonérations fiscales prive les administrations fiscales de 140 milliards d’euros. C’est une manne à côté des 500 millions d’euro qu’amène le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux.
C’est une goutte d’eau (500Millions) dans l’océan des exonérations et des cadeaux au patronat (140 milliards d’euros ) !.
Les dépenses sociales sont utiles au pays parce qu’elles sont des amortisseurs en ces temps de crise.
Ces dépenses sociales sont utiles aussi pour favoriser la reprise, la consommation et l’argent utile à la relance. L’emploi public joue aussi un rôle de stabilisateur important car il soutient l’activité économique et donc l’emploi.
Tout démontre que les services de santé, de l’éducation, du logement, etc. contribuent deux fois plus que les transferts monétaires à la réduction des inégalités en France (source institut national de la statistique et des études économiques).
Nous le devinons : ces préparatifs d’artillerie idéologique relayés par les MEDIAS complaisants inaugurent bien un vaste plan de super austérité contre les dépenses sociales et le monde du travail qui se mettra en place après les régionales pour encore plus serrer la vis du quotidien des Français.
Pour le président de la république, il faut légitimer la coupe sombre à la majorité des Françaises et des Français pour continuer à contenter les quelques familles possédantes, les banques, le MEDEF et les actionnaires.
Pour la CGT et ses syndicats, pour l’ensemble du monde du travail il y a d’autres solutions pour sortir la France de ces déficits qui ont été amplifiés par la droite depuis maintenant plus de 8 ans.
La CGT a des propositions novatrices dans ce sens. Décidément après le livre Blanc, les restructurations, le démantèlement du CELM, la super austérité d’avril 2010, les motifs ne manquent pas pour discuter, réagir et combattre.
Nous avons bien commencé à le faire au CELM le jeudi 28 janvier 2010 en bloquant la réunion CLR/CIES …
Il faut continuer encore et dès le 9 février pour la CICPC de la DGA et le 17 février 2010 lors du CTPM avec son ordre du jour scélérat
Toute autre attitude serait suicidaire sauf à vouloir revenir au siècle précèdent, à renoncer à son statut, et à son emploi.
Décidément la lutte de classes n’est pas qu’un slogan, mais une réalité objective, n’en déplaise à celles et ceux qui la banalise, la dénature, l’ignore ou plus gravement la combatte.
Il y a encore des bastilles à prendre !
Pour la Commission exécutive CGT-CELM Christian BARLO




