Toulon, le 28 01 2010, Lu dans le Parisien du 25/01 Bernard Thibault appelle à l’unité sur les retraites !
Alors que Martine AUBRY abdique pour un départ à 61 ou 62 ans au lieu de défendre cette conquête de 1981 sur le départ à la retraite à 60 ans,
Alors que CHEREQUE parle de remise à plat des régimes des fonctionnaires calqués sur le privé (25 meilleures années au lieu des six dernières pour le calcul de la pension, égale perte de 10% du pouvoir d’achat pour les futurs pensionnés de la fonction publique),
Alors que la CGC parle de négociations vers l’horizon des 42 années de cotisation avec recul du départ à partir de 61 ans,
Alors que la CFTC parle de négociations par obligation et modernité sans préciser sur quels reculs elle compte aller,
Pendant que l’UNSA …..
Le secrétaire général de la CGT s’exprime aujourd’hui dans un entretien au Parisien/Aujourd’hui en France du 25 janvier 2010 sur ce dossier.
Il en appelle à la "mobilisation" dans "l’unité syndicale" pour "éviter une décision brutale du gouvernement" remettant en cause la retraite à 60 ans.
Bernard Thibault souhaite « de nouvelles initiatives qui en appellent à la mobilisation des salariés afin d’exercer une pression plus forte ».
« On a fait la démonstration que l’unité syndicale était mobilisatrice, d’autant que l’avenir des retraites s’ajoute aux multiples problèmes liés à l’emploi et au pouvoir d’achat. »
A la question : " en vous opposant à l’allongement de l’âge de la retraite, êtes-vous vraiment en phase avec les Français ?"
Le secrétaire général de la CGT assure que beaucoup s’expriment sur le sujet en étant déconnectés de la vie des salariés et sans tenir compte du marché du travail.
Le chômage progresse pour les jeunes et pour les plus anciens dont certains vont être condamnés aux minima sociaux avant de pouvoir atteindre l’âge de la retraite.
Comment justifier auprès d’eux qu’ils devraient à l’avenir cotiser plus longtemps ? Nous allons donc défendre ardemment le droit au départ à 60 ans. Le vrai sujet, c’est celui de l’emploi et du partage des richesses créées.
La réforme des retraites, ça n’est pas qu’une question de financement.
C’est d’abord un débat de société et un choix politique !




